couverture

Comment la vérité et la réalité furent inventées

Jorion, Paul

  • Éditeur : Gallimard
  • Collection : Bibliothèque des sciences humaines
  • ISBN 9782070126002
  • Paru le 11 janvier 2010
  • 49,50 $ *
  • Philosophie

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Résumé

Conçu comme une contribution à l'anthropologie des savoirs, cet essai propose un exercice de décentrement radical par rapport à nos habitudes de pensée. Les notions de vérité (née en Grèce au IVe siècle av. J.-C.) et de réalité objective (née dans l'Europe du XVIe siècle) se sont retrouvées confondues à la Renaissance, sous l'influence des astronomes et de la mathématisatisation du monde.

Quatrième de couverture

Comment la vérité et la réalité furent inventées . Cet essai ambitieux se veut une contribution à l'anthropologie des savoirs. Paul Jorion y propose un exercice de décentrement radical par rapport à nos habitudes de pensée. Il montre comment les notions de « vérité » et de « réalité », loin d'aller de soi, sont apparues à des moments précis de l'histoire dé la culture occidentale.. La « vérité » est née dans la Grèce du IVe siècle avant Jésus-Christ, et la « réalité » (objective), dans l'Europe du XVIe siècle. L'une découle de l'autre : à partir du moment où s'impose l'idée d'une vérité, sous l'influence de Platon et d'Aristote, dire la vérité revient à décrire la réalité. Selon Paul Jorion, cette dernière résulte toutefois, sous sa forme moderne, d'un coup de force opéré à la Renaissance par les jeunes-turcs de l'astronomie moderne naissante. Ce coup de force supposait une assimilation de deux univers : le monde tel qu'il est en soi et celui des objets mathématiques. Il en résulta une confusion entre les deux, dont la science contemporaine est l'héritière.. À suivre l'auteur, nous sommes entrés dans l'époque des rendements décroissants de ces « inventions » jadis fructueuses. D'où la nécessité de débarrasser l'entreprise de construction des connaissances du mysticisme mathématique et de réhabiliter la rigueur dans le raisonnement. Celle-ci exige de réassigner au modèle, en particulier mathématique, son statut de représentation au sein de l'esprit humain. L'ouvrage constitue ainsi un plaidoyer en faveur d'un « retour à Aristote », situant l'auteur dans une tradition philosophique où l'on côtoie Hegel et Kojève, mais aussi Wittgenstein..