couverture

Ressemblance par contact : archéologie, anachronisme et modernité de l'empreinte (La)

Didi-Huberman, Georges

  • Éditeur : Minuit
  • Collection : Paradoxe
  • ISBN 9782707320360
  • Paru le 14 février 2008
  • 58,95 $ *
  • Essais

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Résumé

Critique esthétique de l'empreinte, utilisée de manière récurrente par les artistes contemporains. Retrace une histoire synoptique de ce procédé, et cherche en quoi ces pratiques modifient la réception des oeuvres, en passant du modèle déductif à un modèle tenant compte des temporalités hétérogènes imbriquées dans l'acte de création, et en prenant Marcel Duchamp comme cas exemplaire.

Quatrième de couverture

La ressemblance par contact . Archéologie, anachronisme et modernité de l'empreinte . Pourquoi les artistes modernes et contemporains ont-ils, aussi obstinément, exploré et utilisé les ressources de l'empreinte, cette façon en quelque sorte préhistorique d'engendrer les formes ? - En quoi le jeu, apparemment si simple, de l'organe (la main...), du geste (enfoncer...) et de la matière (le plâtre...) accède-t-il à la complexité d'une technique et d'une pensée de la « procédure » ? - En quoi cette technique, qui d'abord suppose le contact, transforme-t-elle les conditions fondamentales de la ressemblance et de la représentation ? - À quel genre d'érotisme ce travail du contact donne-t-il lieu ? - Quelle sorte de mémoire et de présent, quelle sorte d'anachronisme l'empreinte propose-t-elle à l'histoire de l'art aujourd'hui ?. À ces questions le présent essai tente de répondre en retraçant une histoire synoptique de l'empreinte, mais aussi en modifiant nos façons habituelles de regarder l'image dans sa singularité : depuis le modèle optique, voire métaphysique, de l'imitation obtenue vers celui, tactile et technique, de son travail en acte. Cela pour modifier nos façons habituelles de comprendre chaque oeuvre d'art - celle de Marcel Duchamp prise ici comme cas exemplaire - dans son historicité : depuis le modèle déductif qui peut nous faire imaginer un mouvement de « progrès » du modernisme au postmodernisme, vers un modèle plus complexe qui tient compte des intrications de temporalités hétérogènes dont toute image est faite..