couverture

Privation de l'intime (La)

mises en scène politiques des sentiments

Foessel, Michaël

  • Éditeur : Seuil
  • Collection : Débats
  • ISBN 9782020982511
  • Paru le 4 novembre 2008
  • 26,95 $ *

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Résumé

Réflexion sur la mise en scène des vies privées du personnel politique et sur ses conséquences sur le fonctionnement de la démocratie. S'interrogeant sur les rapports entre intimité et vie publique, M. Foessel montre que la quête de célébrité traduit une dévalorisation de la sphère privée par les politiques eux-mêmes, un déni de la République et une occultation du social.

Quatrième de couverture

Depuis quelques années, les politiques nous entretiennent d'eux-mêmes, en partie pour ne plus avoir à parler de nous. De quoi ces mises en scène de l'intime sont-elles le symptôme ? La «pipolisation» n'affecte pas seulement la politique, mais l'intime lui-même, qui se trouve dévalué d'être ainsi donné à voir. L'intime désigne l'ensemble des liens qui n'existent que pour autant qu'ils sont soustraits au regard social et à son jugement. Ces liens sont le support d'expériences qui, contrairement à ce que l'on dit le plus souvent, ne sont pas sans rapport avec la démocratie.. La privation de l'intime est d'abord sa «privatisation», c'est-à-dire sa confusion avec les propriétés du Moi. L'intime n'est pas le privé parce qu'il renvoie à des liens affectifs, amoureux, désirants où le sujet prend le risque de se perdre.. On découvrira que la préservation de l'intime est aussi une manière de ne pas rabattre la démocratie sur une société de propriétaires. Michaël Foessel interroge les ambivalences de la modernité libérale qui invente l'intime et l'identifie presque aussitôt avec le privé. De là des questions inattendues : la démocratie doit-elle être sensible pour demeurer démocratique ? L'intime peut-il figurer au rang d'idéal commun ? Dans quelle mesure l'amour est-il un sentiment politique ?.