Café Histoire – Femmes et/en histoire: savoirs et combats

Le jeudi 8 mars à 17h30

Texte repris de l’événement Facebook.

À partir de la fin des années 1960 et du début des années 1970, des historiennes ont commencé à montrer que « les femmes sont dans l’histoire, les femmes ont une histoire et les femmes font l’histoire » (Dumont, 2001). Dans les décennies qui ont suivi, les champs de l’histoire des femmes et du genre sont devenus foisonnants et ne cessent encore aujourd’hui de s’enrichir et de se développer – la multiplication et la popularité grandissantes des séminaires, cours, recherches, colloques, etc. liés à ces domaines venant le prouver.

Toutefois, force est de constater que « si les recherches en histoire des femmes menées au cours des dernières décennies ont contribué à faire émerger un nouveau champ de connaissance, celui-ci n’a toujours pas été intégré dans l’histoire officielle » (Dumont, 2013). Certes, le champ de l’histoire des femmes et du genre n’est pas marginal ni négligé. Car même si, comme le soutenait Andrée Lévesque en 2012, « quiconque est familier avec les recherches nombreuses en histoire des femmes tente d’intégrer les femmes à l’histoire et non pas de les laisser dans la marge », il reste encore du chemin à faire pour transformer à la fois la discipline historique et la mémoire collective.

L’histoire des femmes a un pouvoir mobilisateur et est un puissant instrument de conscientisation (Dumont, 2011). Elle est essentielle pour comprendre les changements sociaux et politiques actuels et donner des outils aux femmes pour se projeter dans l’avenir. Elle est politique. Nous voulons réfléchir aux questions des savoirs et des combats des femmes en histoire et dans l’histoire.

Nous croyons que d’ouvrir une discussion, dont le point de départ est l’ouvrage de Micheline Dumont: « Pas d’histoire, les femmes! Réflexions d’une historienne indignée » (Éditions du remue-ménage, 2013), entre des historiennes de différentes générations peut contribuer aux transformations que nous souhaitons voir s’opérer au sein de la discipline historique. Nous vous invitons à vous joindre à Christine Chevalier-Caron, Adèle Clapperton-Richard, Micheline Dumont, et Andrée Lévesque afin d’assister et de prendre part à ce dialogue le 8 mars, Journée internationale des femmes. L’événement se tiendra à la librairie Zone Libre dans le cadre d’un Café Histoire et prendra la formule d’une table ronde, suivie d’une période de questions ouvertes et d’une discussion avec le public.

La table ronde avec les interventions de :

  • Christine Chevalier-Caron, Candidate au doctorat en histoire à l’UQAM, coordonnatrice au groupe de recherche Histoire, femmes, genre et migrations
  • Adèle Clapperton Richard, Candidate à la maîtrise en histoire à l’UQAM
  • Micheline Dumont, historienne
  • Andrée Lévesque, historienne

La discussion sera animée par Magda Fahrni, professeure au département d’histoire de l’Université du Québec à Montréal.

Pas d'histoire, les femmes!. Réflexions d'une historienne indignée
Dumont, Micheline
Remue-ménage
ISBN 9782890914476
21.95 $Disponible

Référence de la photo : Manifestation inter-centrale lors de la Journée des femmes, Parc Préfontaine, sortie du métro Préfontaine, Montréal / Henri Rémillard – 1979 . BAnQ Vieux-Montréal COTE : E6,S7,SS1,D790277 À 790278.

UPop – Les groupes d’extrême droite au Québec

Alors que les partis d’extrême droite récoltent de plus en plus de vote en Europe, comme le démontre les dernières élections en Allemagne et en France, qu’en est-il des groupes d’extrême droite au Québec ? Ceux-ci semblaient inexistants encore récemment, dans les médias du moins, pourtant les événements récents autour des migrants nous font voir le contraire. Qui sont ces groupes ? Sont-ils nombreux ? Remportent-ils l’adhésion d’une part croissante de la population ? Et, surtout, quelle influence peuvent-ils avoir dans la vie politique québécoise ?
(Source : UPop)


1. Qu’est-ce que l’extrême droite québécoise?

Le lundi 19 février à 19h (événement Facebook)
Cette première séance abordera la question des différentes manifestations de l’extrême droite, au Québec et dans le monde, en Europe et aux États-Unis principalement. Les thèmes et sujets abordés comprendront l’extra-parlementarisme de l’extrême-droite québécoise, les moyens par lesquels elle pourrait influencer et investir la sphère parlementaire, l’influence de l’extrême droite québécoise sur les réseaux sociaux ainsi que les liens et les rapports entretenus par les organisations québécoises d’extrême droite avec les groupes d’extrême droite européens et américains.


NOTER QUE LES SÉANCES 2, 3 ET 4 NE SERONT PAS DONNÉES DEVANT PUBLIC (voir le communiqué de l’UPop à cet effet)


2. Cartographie de l’extrême droite québécoise

Le lundi 5 mars (événement Facebook)
La deuxième séance présentera les principaux groupes d’extrême droite actifs au Québec et les rapports complémentaires qu’ils entretiennent entre eux. Après avoir présenté les principaux groupes, nous étudierons leurs fonctions respectives, les rôles qu’ils jouent et leurs idéologies : réformistes/révolutionnaires, conservateurs/indépendantistes ou » binationalistes. Seront abordés également le déni du racisme par l’appel à la » québécophobie » ainsi que les dynamiques de replis sécuritaires et identitaires.


3. Haines d’aujourd’hui, les moteurs de l’extrême droite

Le lundi 19 mars (événement Facebook)
Au cours de la troisième séance, il sera question des objets de haine des groupes québécois d’extrême droite, en particulier de leur islamophobie. Les sujets et thèmes abordés seront les racines de l’islamophobie, notamment, les guerres au terrorisme et l’intolérance religieuse, l’amalgame « islam-islamisme-terrorisme », la laïcité et la haine du « multiculturalisme », le mouvement « anti-antifa » et la « gauche régressive », enfin, le racisme, l’anti-sémitisme larvé, la haine des autochtones et l’homophobie.


4. Droite identitaire et extrême droite identitaire : les courroies de transmission

Le lundi 2 avril (événement Facebook)
La quatrième et dernière séance s’intéressera aux moyens par lesquels les idéologies d’extrême droite et leurs représentants peuvent être combattues. Les sujets et thèmes abordés se rapportent à l’influence de certains médias dans la formation des groupes d’extrême droite, aux rapports instrumentaux à l’immigration, à la bidirectionnalité des sphères d’influence (du politique à l’extra-politique), en ayant cette question en tête : comment mettre en échec l’extrême droite?

Lancement – La renaissance du théâtre autochtone avec Jean-François Côté

Le jeudi 15 février à 17h30

Jean-François Côté, les PUL et la librairie Zone Libre ont le plaisir de vous convier au lancement du livre La renaissance du théâtre autochtone : métamorphose des Amériques.

Un vin d’honneur sera servi.

Événement Facebook : https://www.facebook.com/events/1788503688110723/


Renaissance du théâtre autochtone (La). Métamorphose des Amérique, tome 1
Côté, Jean-François
PRESSES DE L'UNIVERSITÉ LAVAL (PUL)
ISBN 9782763735139
25.00 $Non-disponible

« Le théâtre autochtone connaît depuis une trentaine d’années une véritable renaissance. Puisant à ses formes traditionnelles, mais tout autant aux ressources du théâtre d’avant-garde contemporain, cette renaissance s’inscrit dans une dynamique de transformation des expressions théâtrales. Les œuvres dramatiques d’Ondinnok (Yves Sioui Durand et Catherine Joncas), de Monique Mojica et de Drew Hayden Taylor sont ainsi mises en résonance avec les expérimentations théâtrales d’Antonin Artaud, de Gertrude Stein et de Bertolt Brecht. Tout en affichant une parole revendiquant une appartenance à la réflexion contemporaine sur la situation amérindienne, la renaissance du théâtre autochtone ressemble tout autant à une transfiguration de l’expérience théâtrale. Ce livre permet de saisir ces nouvelles formes d’expression sous l’angle de la transculturation qu’elles proposent, comme une image en mouvement de la transformation actuelle des Amériques. »